Visiter la Haute-Corse en une semaine

Mon résumé de la Haute-Corse : un road trip de 7 jours à la contemplation de paysages fantastiques et d’anciens villages.

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Vous cherchez un lieu magnifique où profiter de vos vacances d’été ? La Haute-Corse est une destination magique qui va certainement vous saisir avec ses paysages caractérisés par des montagnes et la mer. Île dans une île, cité hétéroclite aux influences franco-italiennes, j’ai eu la chance de visiter cette cité couvrant la partie nord du territoire de Corse. Mon résumé de la Haute-Corse : un road trip de 7 jours à la contemplation de paysages fantastiques et d’anciens villages.

Du centre historique de Bastia jusqu’au littoral du nord en traversant la péninsule saisissante et sauvage des Agriates, ce territoire possède d’énormes attractions qu’il faut explorer. Mais concrètement, que faire en Corse du Nord ? Que visiter et quel itinéraire suivre ? Je vous réponds à travers l’historique de mon escapade dans ce coin paradisiaque.

Quelques informations pratiques

Comment s’y rendre ?

Pour vous rendre en Corse du Nord (une île), deux possibilités s’offrent à vous :

  • Par avion : Il y a plusieurs aéroports en Corse, notamment à Bastia, à Ajaccio, à Calvi ou encore Figari. La compagnie Volotea, Corsair et bien d’autres desservent le territoire par des vols réguliers. La plateforme Skyscanner m’a aidé à trouver mon billet d’avion à un bon prix.
  • Par bateau : Vous pouvez alors prendre le départ à Toulon, à Nice ou à Marseille et débarquer sur l’île en quelques heures. Corsica Ferries et Corsica Linea sont quelques compagnies maritimes qui peuvent vous être utiles dans ce cas.

Comment se déplacer en Haute-Corse ?

Là encore, vous avez la possibilité de louer une voiture sur place ou de venir avec la vôtre en ferry. Dans les deux cas, les coûts sont sensiblement les mêmes. J’ai opté pour la première solution que je vous recommande d’ailleurs.

Quelle période pour visiter ?

La Corse peut être visitée à tout moment au cours de l’année. Le climat est le même qui règne au sud de la France avec des températures relativement chaudes. Mais il faut savoir qu’en été l’île est bondée de monde.

Jour 1 : Visite de Bastia et du Cap Corse

Beau matin d’été avec le soleil qui déchire timidement les voiles de nuage. C’est à partir du vieux Bastia que j’ai démarré ma tournée inoubliable en Haute-Corse. Ville portuaire pittoresque renfermant de nombreux yachts accostés dans la marina, ce seul point urbain du flanc nord de la Corse est juché sur une montagne culminant à 900 m. De là-haut, une vue imprenable donne sur la mer azurée.

J’ai longé la rue Napoléon en direction de la citadelle et la vieille ville (Terra Vecchia). La rue débouche sur la place du marché enserrée d’anciennes bâtisses typiques. Quelle admiration l’église Jean-Baptiste ! Un merveilleux édifice du 17e qui domine complètement le vieux port. À Bastia, je n’ai pas manqué de visiter le musée et de prendre l’ascenseur Spaziu.

Je redémarre le moteur de ma voiture en direction de Cap Corse où une tournée magnifique m’attend. Celle-ci a duré 4 heures d’horloge qui m’ont permis d’entrer dans les secrets de cette île sauvage. À travers montagnes, maquis et la mer méditerranéenne, je suis allé à la rencontre des criques, des ports et des villages bâtis de schiste. Puis, je débarque dans la maison des Américains, une curiosité au style toscan et latino-américain.

Plus près, le village d’Erbalunga m’a ébloui par sa tour de génoise. Un circuit m’a également mené sur Monte Stello, le plus haut sommet du Cap Corse. Durant le tour de ce village magnifique, j’ai également visité la plage de Pietracorbara, le moulin de Mattei, le village de Centuri et la plage de l’anse d’Aliso.

La visite s’achève aux environs de 18 heures 40 minutes. La fatigue s’est fait sentir. Et j’ai roulé à allure modérée jusqu’à Saint-Florent où se trouve mon hôtel.

Première nuit à Saint-Florent

Pour ce premier jour en Haute-Corse, j’ai dormi à l’hôtel Dolce Notte situé dans la cité voisine de Saint-Florent. Un modeste établissement très charmant érigé en bordure de mer. Les chambres sont bien équipées avec une agréable terrasse d’où j’ai admiré le lever du soleil, le lendemain.

Jour 2 : Saint-Florent et le désert des Agriates

Côte du désert des Agriates et la plage d'Ostriconi
Côte du désert des Agriates et la plage d’Ostriconi

La matinée de cette deuxième étape de mon séjour en Haute-Corse est consacrée à la visite du charmant village de Saint-Florent. Il s’agit d’une station balnéaire très prisée en été. J’ai profité d’une promenade libre sur son quai qui s’anime déjà. Au cœur du village, un calme sidérant prévaut, invitant à une agréable flânerie.

Je reviens au quai ou j’embarque vers le mythique désert des Agriates. La traversée en compagnie de deux dauphins m’a pris 20 minutes au bout desquelles j’accède aux côtes sauvages de cet univers atypique. Une vaste étendue de broussailles sèches serpentées par des allées de randonnées côtières et des criques isolées se dessinent devant moi. Unique désert de l’Europe, il l’est de nom, puisque très peu habité, et constitue une destination singulière à ne pas manquer.

L’aventure à travers cette côte s’est révélée surprenante, notamment pour ses deux plages qui sont d’une beauté inouïe : les plages de Loto et de Saleccia. Des sables fins, blancs et jonchés de coquilles, mènent vers une eau turquoise et translucide. Il faisait tellement chaud que je n’ai pas résisté à la tentation de plonger.

Retour à Saint-Florent, où comme la veille, j’ai passé ma nuit à l’hôtel Dolce Notte.

Jour 3 : Île Rousse et Calvi

La page de Saint-Florent et du désert des Agriates tournée, j’en ouvre une nouvelle, cette fois sur l’éblouissante île Rousse. Magnifique station balnéaire avec de belles plages jonchées de sables fins, cette ville constamment animée est un endroit où il fait bon vivre. J’ai adoré cette flânerie dans ses ruelles qui m’a conduit en front de mer.

À la place Paoli notamment se trouve un café bordé de platanes. Là, j’ai goûté à des spécialités locales en admirant les maisons anciennes d’inspirations florentines. À l’île Rousse, de nombreuses activités ont meublé mon parcours. Je vous les livre en détail…

La visite du centre-ville de l’île Rousse

Ville charmante invitant à une balade interminable à travers ses ruelles ombragées, c’est par le centre-ville de l’île que j’ai démarré ma visite. Je me suis recueilli de temps à autre sur ses petites places tout en admirant ses façades délavées. Petite ville à parcourir en une demi-heure à pied, j’ai notamment visité la tour de Scalo et l’église Immaculée de conception.

Descente à la plage de l’île Rousse

Cette station balnéaire avec une eau cristalline est l’une des plus grandes attractions de l’île. Elle est dénommée Marinella et je m’y suis rendu à pied, au bout de quelques minutes de marche en partance du centre-ville. La plage de la gare et la plage de Caruchettu sont d’autres stations situées au pied de la ville, mais que je n’ai pas pu visiter.

Snorkeling sur place

À cet endroit précis, la plage de Marinella, je me suis laissé tenter par une plongée spectaculaire dans les eaux translucides de la station. Une exploration vers les fonds marins qui m’en a mis plein les yeux. Des roches escarpées, des colonies d’algues et des communautés vivantes en parfaite symbiose, il faut s’en approcher pour appréhender la teneur de cet univers noyé dans la mer. Si vous souhaitez vous prêter aussi à l’exercice durant votre séjour en Haute-Corse, Epir plongée est l’adresse parfaite pour une excursion snorkeling ou un baptême de plongée sereins.

La visite du parc de Saleccia

Situé à proximité de l’île Rousse, j’ai complété ma tournée par la visite de ce verger étendu sur plus de 7 hectares. Un écrin de la végétation corse où une agréable balade m’a conduit à travers les cyprès, les oliviers et les lauriers.

En fin de compte, le tour de l’île rousse m’a pris une bonne partie de la journée, je l’ai achevé vers 14 heures 30 minutes. J’ai décidé d’accorder exclusivement le reste de l’après-midi à la visite de Calvi. Charmante ville d’une prospérité apparente, elle regorge de nombreux monuments historiques et culturels. Au nombre de ceux-ci, j’ai visité les remparts séculaires de la citadelle qui surplombent la ville. Les nombreuses églises et autres sites ne m’ont également pas laissé indifférent.

Bon à savoir : Calvin abrite le festival annuel de jazz qui réunit chaque année, les musiciens les plus célèbres du monde. Il suffit de s’y rendre à la bonne période pour pouvoir assister aux manifestations.

Troisième nuit à l’Hôtel Revella

Cet hôtel aux décorations contemporaines et très allurées est un bijou idéal pour s’héberger à Calvin. J’ai opté pour une chambre, dans un R+2 bien aménagé, d’où j’ai profité d’une vue imprenable sur la mer et sur la citadelle illuminée.

Jour 4 : Golfe de Porto

Golfe de Porto en Corse
Golfe de Porto

Après avoir déjeuné dans l’hôtel où j’ai logé la veille, je me suis dirigé vers le Golfe de Porto où se trouve ce qu’il y a de plus intéressant comme attractions sur l’île.

Si vous venez en Haute-Corse, c’est une étape incontournable par laquelle vous devez passer. Je n’ai rien manqué de ses magnifiques sites d’exposition, notamment la réserve naturelle de Scandola, le Golf de Girolata ou encore les Calanques de Piana.

À mis chemin entre Calvi et Ajaccio, avec un paysage composé de porphyre rouge et de mer turquoise, mes activités ont notamment tourné autour de ces sites d’exception.

Le tour du village de Porto

Petite station balnéaire, c’est à partir de cet endroit stratégique dans le golfe que j’ai entamé mon circuit. Les gorges de la Spelunca et la forêt d’Aïtone perchée sur des montagnes aux alentours en font un point déterminant du road trip.

Dans le golf de Porto, des endroits clés ont meublé ma visite, notamment la tour de Génoise. Érigée sur un promontoire au-dessus de la mer, elle a la particularité d’être carrée alors que la plupart des tours génoises sont rondes.

La traversée des calanques de Piana

Calanques de piana en Corse
Calanque à Piana

J’ai emprunté la D81, route panoramique et sinueuse menant au cœur des calanques. La distance parcourue est d’environ 2 km à travers les falaises sculptées par l’eau. Arrivé à la tête de chien (un rocher qui doit son nom à son étrange ressemblance avec la tête d’un chien), j’ai marqué une courte pause pour contempler la vue imprenable qui donne sur les calanques.

Le chemin se poursuit jusqu’au parking de Capo Rosso. De là, j’ai entrepris une randonnée de trente minutes qui m’a conduit au sommet de la Tour de Turghiu, un autre point de vue sur tout ce qui se trouve en basse altitude aux alentours.

Marche vers le village de Girolata

Petit village niché entre montagne et mer, Girolata est d’un charme saisissant. Vous ne passerez jamais outre son paysage dominé par des montagnes abruptes, des pics de gorges fantastiques avec une étendue marine de couleur variable. J’y ai accédé en bateau en partant du Col de la Croix.

J’ai notamment relevé la beauté sublime de ses plages avec des spots où on peut s’étendre en sirotant des jus de fruits. Le temps est très beau avec la présence permanente en l’air du sel marin accompagné d’une brise qui fait ignorer la fatigue.

Cap sur la réserve de Scandola

Dernière activité dans le Golf de Porto : l’exploration de la réserve naturelle de la Scandola, à la fois terrestre et marine. Sa flore et sa faune sont strictement protégées, ce qui limite un peu les randonnées ainsi que les plongées. Il s’agit d’une référence en matière de protection de l’environnement qui n’est accessible que par la mer. Pour ce faire, beaucoup de compagnies proposent des virées en mer dans la réserve à partir de Porto, de Cargèse ou encore de Girolata.

Cette escapade en mer (mais aussi en terre à travers d’immenses falaises de granit rouge) m’a pris environ 3 heures d’horloge. J’y ai consacré tout l’après-midi avant de retourner à Piana où une nuit paisible m’attend.

Nuit à l’hôtel Capo Rosso

Cet hôtel situé à Piana est une merveille parmi tous les établissements d’hébergement que j’ai parcouru en Haute-Corse. Les chambres sont confortablement équipées avec des baies vitrées à travers lesquelles on accède intégralement à l’ambiance qui prévaut dans le golfe.

Jour 5 : La vallée de la Restonica

Pour rallier la vallée de la Restonica, le parcours en voiture m’a pris plus de 2 heures. Il vaut mieux se préparer pour une longue traversée, surtout déjeuner sur place avant de démarrer, afin de ne pas être surpris.

Située en plein cœur de la Haute-Corse, la Restonica est un ruisseau de 8 km prenant sa source près du mont Rotondo, créant ainsi l’une des plus belles vallées de l’île. Classée grand site de France depuis 1995, elle est ouverte au tourisme contemplatif et sportif.

De passage en Corse, vous ne devez en aucun cas manquer d’admirer ces magnifiques paysages composés de cascades, de pics, de falaises, de piscines naturelles et d’une forêt verdoyante.

Ma randonnée débute par les gorges de la Restonica, sur la route RT202 que je longe en direction de la Grotelle, un sac de culs qui représente le terminus du trajet. Sur la route longue de 15 km, des panoramas exceptionnels sur la gorge et la rivière se dessinent à mesure que je dévale les pentes verdoyantes de la montagne.

L’allée est sinueuse, traversant une magnifique forêt de genévriers, de pins et de sorbiers. Au bord de la Restonica, j’ai été saisi pendant de nombreuses heures par la fraîcheur des cascades et des vasques naturelles générées par le cours de la rivière.

Au sommet de la vallée de la Restonica, se trouvent des lacs — gelés durant de nombreux mois de l’année. Les plus connus sont le lac de Melo (situé à 1 711 mètres d’altitude) et le lac de Capitello (à 1 900 mètres).

Arrivé au terminus, le parking de Grotelle était déjà saturé et j’ai dû garer ma voiture au parking du Lamaghjosu. De là, j’ai entrepris une randonnée pédestre, direction sud-ouest, à travers un sentier en patte d’oie vers les deux lacs. Je vous conseille de prévoir de très bonnes chaussures, un manteau chauffant ainsi qu’une bonne quantité d’eau potable.

Le sentier, avec une pente légèrement raide, traverse des plaques de rochers. Heureusement, il s’y trouve des échelles et des câbles pour faciliter la progression. Après 1 km d’ascension, l’effort est récompensé par une vue dégagée sur le magnifique lac de Melo. Puis de là, il faut encore 1 km d’ascension, direction sud-ouest pour arriver au lac de Capitello.

Le retour à la Grotelle s’est fait par la même piste avec la fatigue et il faisait déjà tard.

Nuit à San Giovanni

Belle maison d’hôtes située dans un bel environnement. J’ai logé dans cet établissement dont le confort des chambres laisse sans voix. J’ai été honoré par un accueil chaleureux et le dîner, très délicieux, est composé de crudités ainsi que de spécialités corses.

Par ailleurs, si vous souhaitez vous faire plaisir, vous pouvez opter pour l’hôtel Dominique Colonna (relativement cher). Il est situé au bord de la Restonica et les prestations proposées sont à la hauteur des prix.

Jour 6 : Flânerie à Corte

La randonnée de la veille m’a cloué au lit jusqu’à 10 heures. J’ai déjeuné plus tôt et me suis recouché pour bien récupérer. À 11 heures, j’embarque pour la visite de Corte, une ville d’étudiants, regroupant de nombreuses facultés universitaires.

L’activité principale de ce jour a été la Via ferrata. C’est encore un peu de sport, mais j’ai adoré. Un parcours évasion à la fois ludique et sensationnel avec ses 7 tyroliennes pour terminer mon road trip en toute beauté. Tout au long, j’ai contemplé les magnifiques paysages alliant montagne et rivière. Je le déconseille fortement si vous avez le vertige.

Mon séjour bien coloré tire à sa fin. Retour à Bastia où, une fois encore, je vais consacrer quelques heures aux places symboliques de cette ville pittoresque.

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